DHH à Rails World : 37signals arrête d'écrire du code à la main
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En ouverture de Rails World 2026 à Austin, David Heinemeier Hansson annonce que 37signals passe « pencils down » : le code de Basecamp et de HEY est désormais écrit par des agents, les humains relisent et pilotent. Le Pragmatic Engineer en fait le débat de la semaine.
Ce que c'est. Une keynote d'une heure, mise en ligne le 23 septembre, dont le chapitrage officiel donne le fil : « 37signals goes pencils down on hand-written code », « What vibe-coding Basecamp 5 taught us », « Rebuilding HEY as native apps », « Rethinking HEY's backend with agents », « 150,000 lines of code in a month », « English: the programming language DHH likes better than Ruby », « Retiring from hand-written code, with joy ». Gergely Orosz (The Pragmatic Engineer) résume le 24 septembre : 37signals, l'entreprise derrière Ruby on Rails, passe à des agents qui génèrent presque tout son code, et la revue de code telle qu'on la pratique va sans doute suivre le même chemin. Cette note s'appuie sur ce chapitrage et ce résumé, pas sur une transcription : le détail des chiffres est à écouter dans la vidéo.
Pourquoi c'est sympa. DHH n'est pas un vendeur de modèles. C'est le créateur d'un framework qui défend depuis la naissance de Rails le plaisir d'écrire du code, à la tête d'une petite entreprise qui n'a jamais couru après les modes. Quand cette maison-là dit « pencils down », le signal pèse plus qu'une démo. Et son argument est cohérent avec sa doctrine : « convention over configuration », le principe fondateur de Rails, réduit le nombre de décisions à prendre, ce qui convient aussi bien à un agent qu'à un débutant. Deux chapitres méritent l'écoute d'un CTO : « Bring your own agent: why every app needs a CLI » (ton produit doit être pilotable en ligne de commande pour que les agents des clients s'y branchent) et « Rethinking software architecture for the age of agents ».
À quoi ça sert. À préparer une conversation que tu vas avoir avec ton équipe. Si le code est écrit par des agents, le travail des développeurs devient : décrire, relire, arbitrer, mesurer. Ça change les fiches de poste, les critères de recrutement (« English, the programming language ») et la façon de facturer si tu es au forfait ou en régie. Le chapitrage cite deux produits en production : Basecamp 5 et la réécriture native de HEY.
Pour quels projets. Un témoignage d'une équipe petite, senior, propriétaire de son code, sur une stack qu'elle a elle-même créée. Ce n'est pas une preuve pour une équipe de 200 personnes sur du legacy. Ce qui manque encore : des chiffres de qualité et d'incidents, pas seulement des lignes de code produites.
Je ne prends pas « pencils down » au pied de la lettre, mais je prends le messager au sérieux. DHH a toujours eu quinze ans d'avance sur ce qui devient banal. Ce que je retiens pour un CTO : « every app needs a CLI ». Si tes clients arrivent avec leur agent, ton produit doit se piloter sans écran, cf le point sur les outils intégrés à Gemini