Chaque jour, je trie l'actualité de l'IA pour n'en garder que quelques trouvailles : un nouveau modèle, un outil, une idée à piquer. Pour chacune, ce que c'est, à quoi ça sert, et ce que j'en pense vraiment. Le vendredi, je fais le point sur la semaine.
C'est quoi, « Ma veille IA » ?
C'est une sélection quotidienne de quelques trouvailles de l'actualité de l'IA, en français, chacune résumée en deux minutes de lecture et accompagnée de mon avis. Chaque jour, je passe l'écosystème au crible — annonces de labos, sorties d'outils, publications de recherche, mouvements d'entreprises — et je n'en garde que ce qui mérite ton temps. Une note dit ce que c'est, pourquoi c'est intéressant, à quoi ça sert, et ce que j'en pense vraiment.
Le rythme est celui-ci : des notes tous les jours, et un récap éditorial le vendredi. Le récap n'est pas un empilement de liens : c'est un texte qui relie les trouvailles de la semaine entre elles et dégage ce qui compte. Il ne paraît que si la semaine a été assez fournie — en dessous de cinq notes publiées, il n'y a rien à relier, et je ne publie rien.
Ce qui fait vivre ce format, c'est le filtre. Il existe des dizaines de veilles IA qui listent tout ce qui sort ; ici, la valeur est autant dans ce qui a été écarté que dans ce qui reste. La sélection est outillée — un agent parcourt les sources pour moi chaque matin et me propose des candidats — mais rien n'est publié sans que je l'aie lu, vérifié, corrigé et commenté. Aucune note ne part automatiquement.
Pour qui j'écris, et pour qui ce n'est pas ?
J'écris pour les gens qui doivent décider quoi faire de l'IA dans leur entreprise : CTO, CPO, dirigeants de PME, fondateurs, responsables produit. Des gens qui n'ont pas le temps de suivre l'écosystème à plein temps, mais qui ne peuvent pas se permettre de le découvrir six mois en retard, parce qu'ils arbitrent des budgets, des recrutements et des feuilles de route.
Les profils techniques y trouvent leur compte, et une bonne partie des notes parle d'outils. Mais l'angle n'est jamais « comment ça marche » : c'est « dans quel type de projet je m'en servirais ». Si tu cherches une analyse d'architecture de modèle, une comparaison de techniques d'entraînement ou un commentaire de benchmark, ce n'est pas ici : c'est de la veille de data scientist, et elle est très bien faite ailleurs.
Ce n'est pas non plus un fil d'actualité exhaustif. Si ton besoin est de ne rien manquer, prends un agrégateur. Ici, tu manqueras beaucoup de choses — volontairement.
Quels sujets sont couverts, et lesquels sont écartés ?
Le périmètre est plus large que « l'IA pour les développeurs ». Ce que tu trouveras :
- les modèles et leurs nouvelles versions, chez tous les labos — Anthropic, OpenAI, Google, Mistral, Meta, Qwen, DeepSeek — et pas seulement chez celui que j'utilise le plus ;
- les outils, y compris ceux destinés à des gens qui ne codent pas : assistant métier, support client, vente, RH ;
- l'organisation : comment les équipes se réorganisent, ce que l'IA change aux rôles et aux façons de travailler ;
- l'argent : coûts, prix, budgets, et les levées qui disent quelque chose de l'état du marché ;
- le recrutement et les métiers : ce qui se recrute, ce qui se déplace, ce qui disparaît ;
- la recherche, quand elle a une conséquence lisible pour une équipe produit ;
- et de temps en temps une trouvaille purement geek : pas actionnable, mais trop belle pour être passée sous silence.
Ce qui est écarté, tout aussi délibérément :
- le trop technique pour cette audience : architecture de modèle, technique d'entraînement, benchmark de niche ;
- les sujets qui ne tiennent pas debout seuls — un outil dont l'intérêt ne se dit qu'en le tordant n'a pas de note ;
- les changelogs quotidiens des assistants de code, qui sortent une version quasi tous les jours : leurs vrais changements se traitent une fois par semaine, dans le récap du vendredi.
Comment je choisis ce qui mérite une note ?
Trois critères, dans cet ordre : c'est récent, c'est actionnable, et j'ai quelque chose à en dire qui ne soit pas une évidence. Récent, parce qu'une veille qui commente ce que tout le monde sait déjà ne sert à rien. Actionnable, parce qu'une trouvaille doit changer quelque chose pour quelqu'un : un arbitrage, un essai à lancer, une décision à reporter.
Pour l'avis, le test que je m'applique est simple : est-ce que cette phrase serait vraie de n'importe quel logiciel ? Si oui, elle ne dit rien, et la note ne sort pas. « Bien pensé », « pratique au quotidien », « ça fait gagner du temps » : ce sont des phrases qui ne coûtent rien à écrire et qui n'apprennent rien.
Deux règles complètent ça. Chaque note cite au moins une source primaire — l'annonce officielle, le dépôt, le papier — jamais un relais qui relaie un relais. Et aucun chiffre, prix, date ou numéro de version n'est écrit s'il n'est pas lisible dans cette source ; en cas de doute, je le signale plutôt que d'inventer une précision.
Enfin, un lot quotidien cherche son équilibre : au moins deux sujets qui parlent à un dirigeant, deux outils de développeur au plus. C'est une veille de l'IA, pas la veille de mon outil préféré.
Qu'est-ce que tu en retires ?
De quoi arbitrer plus vite, avec moins de bruit. Concrètement, le genre de décision que ça aide à prendre côté direction :
- tester ce nouveau modèle sur ton cas d'usage maintenant, ou attendre la version suivante ;
- ce que l'IA fait bouger dans ton budget, entre ce qui coûte trois fois moins cher qu'il y a un an et ce qui coûte plus cher que prévu ;
- quel poste recruter maintenant, et lequel peut attendre six mois ;
- si un outil qui vient de sortir remplace vraiment une brique de ton produit, ou seulement une démo impressionnante ;
- quoi répondre quand ton comité de direction demande « bon, et l'IA, on en fait quoi ? ».
Et à l'inverse : de quoi ne rien faire, en paix, sur les trois quarts des annonces — parce que quelqu'un les a lues pour toi et a conclu qu'elles pouvaient attendre.
Comment suivre la veille ?
Trois façons, au choix.
- Cette page. Les notes y apparaissent dans l'ordre chronologique, la plus récente en haut. C'est l'adresse à garder en favori.
- Le flux RSS. S'abonner au flux donne les trente dernières notes, mises à jour à chaque publication. C'est le moyen le plus fiable de ne rien manquer.
- Le récap du vendredi. Un seul texte pour toute la semaine, si tu préfères lire une fois plutôt que tous les jours. Les récaps parus sont listés en haut de cette page.
Une newsletter viendra plus tard, et je le dirai ici quand ce sera le cas. En attendant, le RSS et cette page sont les deux seules portes d'entrée.