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Company Brain : supermemory ouvre son coéquipier Slack qui se souvient de tout

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Supermemory a arrêté son produit payant Company Brain et l'a publié en open source le 25 septembre, sous licence Apache 2.0. Un bot Slack qui mémorise les décisions de l'équipe, répond depuis cette mémoire et agit dans GitHub, Linear ou Notion.

Ce que c'est. Company Brain était un produit payant de supermemory, un éditeur de mémoire pour agents. Le dépôt indique qu'il a été arrêté « il y a quelques semaines », qu'il comptait des milliers d'utilisateurs, et il est publié entier le 25 septembre 2026 sous Apache 2.0, réécrit pour tourner sur ton propre compte Cloudflare. Le problème visé : le savoir d'une équipe est éparpillé dans des fils Slack, des docs, des tickets et des têtes. Le bot lit les canaux où on l'invite, en extrait décisions, projets et responsables, et répond à partir de ça. Il agit aussi : ouvrir un ticket Linear, lire une PR, cloner un dépôt et lancer un script dans un bac à sable, envoyer des digests programmés. Et il intervient de lui-même quand il connaît la réponse, avec un réglage de « bavardage » par canal. Ce qui le distingue d'un chatbot branché sur une base de connaissances, c'est le modèle de permissions : trois mémoires (personnelle, par canal privé, publique), le bot ne lit jamais qu'avec les droits de celui qui demande, et les écritures dans les outils passent par ta propre connexion. S'il lui faut un outil qu'un collègue seul a connecté, il lui demande d'approuver.

Pourquoi c'est sympa. L'exemple du README dit tout. Quelqu'un écrit dans le canal support « prod est down ? ». Personne ne mentionne le bot, il répond seul : pas tout à fait, tel endpoint a 42 erreurs en quinze minutes, untel est déjà dessus, probablement le déploiement du matin. Le déploiement demande deux clés : une clé supermemory pour la mémoire, une clé de modèle (Anthropic, OpenAI, Google, xAI ou OpenRouter) que tu paies directement, sans marge. Le plan gratuit de Cloudflare suffit pour commencer.

À quoi ça sert. Le guide liste ce qui marche aujourd'hui : réponse automatique au support, incidents lus dans Sentry, ticket transformé en correctif par un agent de code, rappel de ce qui a été décidé en réunion, réponses depuis les specs, accueil des nouveaux. Et ce qui ne marche pas encore : la recherche longue multi-sources et la prise de rendez-vous.

Pour quels projets. Les équipes de 10 à 200 personnes qui vivent dans Slack et perdent du temps à retrouver « qui a décidé quoi ». À vérifier avant d'adopter : la mémoire reste hébergée chez supermemory, ce n'est pas un auto-hébergement complet ; Slack seulement ; et un produit abandonné puis ouvert vit de sa communauté, le dépôt a trois jours.

Rémi AlvadoMon avis

Ce concept de mémoire devient de plus en plus à la mode et je ne peux que m'en réjouir : c'est ce que je prêche depuis des mois. Et il ne sort pas de nulle part : la mémoire des agents, c'était et c'est encore la vision qu'un manager doit donner aux équipes pour bien avancer. Les agents ne sont que des collaborateurs supplémentaires qui ont des besoins similaires !

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